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Finistère

retrouvent à la rue. « Zéro personne à la rue » et la Ligue des droits de l'homme s'alarment et tirent plein de sonnettes.

Une femme tunisienne d'une petite cinquantaine d'années, souffrant d'un cancer en phase terminale, serait à la rue, sans hébergement. Idem pour une femme comorienne, arrivée à Brest vendredi et enceinte jusqu'aux eaux. Idem encore pour des enfants de 3 et 5 ans et leur famille, angolaise cette fois. À la Ligue des droits de l'homme, on s'accable d'un constat qui va grandissant depuis « une quinzaine de jours. Nous sommes parvenus à héberger un nourrisson d'un mois et sa mère, mais parce que l'enfant était malade ». Mais, pour le reste, l'association se désespère que « depuis une quinzaine de jours, l'attitude de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) change radicalement. Ces refus d'hébergement sont coutumiers mais, avant, on nous les opposait car ils ne répondaient pas aux critères d'urgence. Là, on nous dit simplement que le dispositif est saturé et qu'il n'y a plus de place ». Fermez le ban. Olivier Cuzon, de la Ligue des droits de l'homme (LDH), remarque juste « que nous, que la France, via l'action sociale de la préfecture, ne nous donnons plus les moyens financiers suffisants pour l'action humanitaire la plus basique ». Il insiste. « Nous appelons le 115, tous les jours. Les travailleurs sociaux sont désolés, mais ne peuvent rien faire. Ce sont des arguments que nous ne pouvons pas entendre ». À cette heure, l'association a dénombré 18 personnes en grande détresse, ne trouvant pas de secours à Brest. Certains, dont la femme tunisienne, disposent même de titres de séjour.

Des reconduites plus massives


Cette situation semble aller de pair avec une vague d'expulsions, dénoncée par l'association « Zéro personne à la rue » et la même LDH. Après le départ d'un jeune Angolais vers Milan il y a deux semaines, ce sont, cette fois, des ressortissants de l'Afrique de l'Est, principalement, qui seraient dans l'oeil de la préfecture du Finistère, depuis une quinzaine de jours. « Sept personnes sont assignées à résidence, en attendant leur expulsion vers l'Italie », dénonce « Zéro personne à la rue », qui ajoute que « trois autres auraient dû prendre l'avion avant-hier, mais sont finalement restées ». Cette situation est désormais connue. Les migrants sont arrivés par l'Italie, où ils disent avoir reçu de nombreuses violences policières, ce qu'atteste un rapport d'Amnesty International.

« Les accords de Dublin sont mauvais »


Or, selon les accords de Dublin, un migrant ne peut demander son asile que dans le pays par lequel il est entré dans l'Union européenne. « Le gouvernement avait annoncé que les personnes qui avaient séjourné dans la jungle de Calais ou le camp de la porte de la Chapelle seraient "dédublinisés" et il n'en est rien », s'agace-t-on. Comprendre qu'ils pourraient demander une régularisation de leur sort en France... « C'est le cas en Ille-et-Vilaine, continue l'association, mais pas dans le Finistère. Il existe une iniquité terrible à l'échelle du pays ». Surtout, poursuit la LDH, « que les accords de Dublin sont mauvais parce que seule l'Italie est en première ligne, exactement comme l'a été la Pologne pour la migration tchétchène ». Le nouveau président Macron avait laissé entendre qu'il pourrait revenir en partie sur ce fameux accord de Dublin. Les associations attendent mais le temps presse.

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