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Côtes d'Armor

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À la suite de l'appel d'offres lancé par la Ville, Nicole Fongy a pris, depuis le 1e r janvier, la gérance du camping des Deux-Rives, qui compte 100 emplacements, dont quatorze chalets de 4 à 6 places.

Propos recueillis par Jean-Luc Le Roux Après avoir exploité plusieurs campings dans l'Ain, Nicole Fongy a repris la gérance des Deux-Rives, par délégation de la Ville. Elle entend conserver le caractère familial et tranquille de l'établissement et développer l'accueil des camping-caristes.

Pourquoi avoir été candidate à la reprise du camping des Deux-Rives ?
C'est mon quatrième camping. Les autres étaient dans l'Ain, le dernier en Bresse. J'ai répondu à beaucoup d'appels d'offres à la frontière espagnole, en Charente, en Suisse, dans les Landes, mais j'en ai refusé plusieurs parce qu'ils étaient trop à l'abandon. Je ne connaissais pas du tout la Bretagne. J'ai sélectionné celui-ci parce qu'il était sympa au premier coup d'oeil.

Et passé le premier coup d'oeil ?
Il y a du travail. Les chalets ont vingt ans pour certains, leur état est très correct mais ils méritent d'être remis au goût du jour. Il y a aussi des travaux d'entretien. On a connu une coupure d'électricité, une panne de chaudière, mais on reste optimiste.

Est-ce le même style de camping que ceux que vous avez exploités précédemment ?
Oui. On privilégie le petit camping familial, où il n'y a pas trop de demandes d'animations. Pour moi, le camping, c'est la toile de tente, la caravane, la petite structure où on est en contact avec le client, pas une usine à dormir. J'ai envie de développer le bar, y faire des petits-déjeuners, mais sans faire d'animations. À deux, on n'y arrivera pas. Mais ça correspond aux attentes des gens. Une personne m'a demandé : vous faites des animations ? J'ai répondu " non " et elle m'a dit " tant mieux ".

Mais avez-vous des projets pour dynamiser le camping ?
J'ai le projet de faire une plateforme pour les camping-cars, ce qui n'existe pas à Lannion. Les bornes existent, il faut les remettre en service, et créer la plateforme au sol pour les vidanges et la recharge électrique. Les camping-caristes aiment se poser mais avoir tous les équipements à proximité. Ici, on est proche de la ville et c'est un point positif.

La Ville souhaitait un travail en commun avec la base sports-nature, à proximité. Comment allez-vous l'organiser ?
Là-dessus, je suis un peu déçue. Je pensais pouvoir travailler directement avec la base, dire aux campeurs qui avaient envie de faire du kayak ou du VTT d'aller les voir. Mais il faut passer par la Ville pour s'inscrire. Mais les clients sont contents de savoir qu'il y a l'accrobranche et le parcours de vélo à côté, et la mer n'est pas loin.

L'exploitation par la Ville était déficitaire. Comment allez-vous redresser les comptes ?
Le chiffre d'affaires annuel donné par la commune est de 85.000 €. Dans les dépenses, il y avait 48.000 € de charges de personnel, et là-dessus, je vais pouvoir économiser. Je vis ici, chaque chose sera économisée comme si c'était ma maison. Le camping était allumé toute l'année. En hiver, on a baissé la manette, sans gêner les camping-caristes qui étaient là. Dans les deux derniers campings que j'avais pris, il n'y avait plus de chiffre d'affaires ni de clients et ça n'a pas forcément marché. Ici, il y a déjà une clientèle et j'ai beaucoup de demandes pour cet été. Si je fais le même chiffre d'affaires que celui que faisait la mairie, je serai ravie.

Douze ans, c'est un long bail ?
C'est l'inconvénient. On aura 70 ans quand on va arrêter. Mais il faut bien que je travaille. S'il le faut, on prendra du personnel.

Et désormais le camping des Deux-Rives est réservé aux campeurs, pas aux promeneurs ?
Les gens avaient pris l'habitude que ce soit un parc public. Les familles venaient avec les enfants sur les jeux, les cyclistes traversaient le camping, les gens promenaient leur chien. Mais aujourd'hui, c'est sous notre responsabilité. On n'est pas assuré pour les gens qui ne sont pas campeurs. On tire le portail au niveau du Moulin du Duc. Et au niveau du pont, on a mis des chaînes, sans fermer pour autant. Mais la rive gauche ne sera ouverte qu'en saison estivale.

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Tél. 02.96.46.31.40

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