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Côtes d'Armor

leur demande d’asile.

« Recule-toi régulièrement pour voir ce que cela donne. » Joignant le geste à la parole, l’artiste amateur qui le conseille tire sur la manche d’Ehsannullah. Car en ce mardi matin, c’est initiation à la peinture pour le jeune réfugié afghan, récemment arrivé au Vieux-Marché (Côtes-d’Armor).

Force est de constater que, couteau et pinceau à la main, les yeux pris par le paysage qu’il a entrepris de reproduire, il ne se débrouille pas si mal que cela. « Il a vite compris le principe », confirme Martine Folcher, qui accueille une fois par semaine de façon informelle quelques artistes amateurs dans l’ancienne Maison de presse de Plouaret.

Ils ne peuvent ni travailler, ni aller à l’école

Cette activité peinture est une de celles que le collectif qui a pris en charge les deux réfugiés, Ehsannullah et son compatriote Samiullah, tente de leur faire découvrir. « Fin mars, quand ils sont arrivés, l’urgence, c’était le logement et les papiers. Ça, c’est fait », explique Moad Leconte, membre de ce collectif. Le dossier de demande d’asile étant bouclé et en attente d’instruction, le moment est venu pour Samiullah et Ehsannullah de se poser.

Mais en évitant le risque qu’ils tournent en rond. « Car leur statut ne leur permet pas de travailler ni d’aller à l’école ! » D’où l’importance de l’appui, en termes d’activités, que le collectif peut leur apporter.

« Ils se sentent entourés »

Il y a d’abord les cours de français, une fois par semaine au lycée Le Dantec et avec plusieurs personnes qui se relaient chaque matin. Des professeurs bénévoles qui constatent de gros progrès.

À cela s’ajoutent quelques balades à vélo, la création d’un potager et des initiations à la guitare ou au gouren. Une vraie révolution culturelle, pour les deux jeunes hommes venant d’une région où musique et chant étaient bannis par les talibans.

« Ils se sentent entourés, et tous les deux ont vraiment exprimé le désir de rester dans le secteur de Lannion. » Reste que l’intégration ne se fera que sur le long terme. Pour l’envisager sereinement, le collectif va prochainement organiser une réunion. En attendant, les personnes voulant s’inscrire dans cette démarche peuvent contacter Moad par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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